Musée Saint-Raymond, le 24 septembre

Comment la villa de Chiragan sert le pouvoir de Rome et diffuse la culture romaine ? Voici la question à laquelle devaient répondre les élèves aidés d’un livret et guidés dans les collections de la Villa de Chiragan. Découverte au XVIIIe siècle puis étudiée rigoureusement à l’extrême fin du siècle suivant, la villa située près de Martres-Tolosane a livré l’ensemble de sculptures romaines le plus important découvert en France. Glorification de la figure impériale par une soixante de portraits en buste, célébration de la tétrarchie à travers Maximien, l’empereur assimilé au héros Hercule dont il s’attribue, pour lui et pour Rome, les valeurs de force et de bravoure ou encore Athéna et une assemblée de philosophes… rien n’a manqué à nos élèves pour formuler leur réponse.

L’exposition temporaire « Gaulois mais Romains ! Chefs d’œuvres du musée d’Archéologie nationale, nous a ensuite permis de situer Chiragan dans le contexte plus large de la « Gaule chevelue ». Après avoir balayé quelques clichés, nous avons évoqué les Gaulois citoyens de Rome, les emprunts culturels réciproques ou le syncrétisme religieux : ici Mercure a pour attribut une serpe et côtoie Rosmerta, déesse gauloise de la fertilité et de l’abondance, coiffée du chiton, le chignon grec !

Sortis de cette immersion dans l’antiquité romaine, les élèves, longeant le flanc sud de la basilique Saint-Sernin s’apprêtent déjà à étudier les traces de la Méditerranée médiévale.