Les Tales 6, encadrés par Mme Bernard et leurs professeurs Mme Brussolo et M Pascal, ont simulé une Cop le vendredi 12 décembre 2025.

Les élèves d’EcoVoice, le club communication EDD en ont fait un  compte rendu, le voici.

 

Simulation COP 25 by Gauthier & Armand

différents pays et entités pour négocier un accord climatique. L’enjeu fondamental est la survie collective, pour que le réchauffement climatique ne dépasse jamais 2°C qui est le seuil de non-retour. La conférence a mis en évidence le besoin impératif de coopération internationale, malgré des différences d’intérêts qui ont rendu l’accord difficile et qui nécessitent de nombreux compromis entre les parties.

Négociation 1 : Atténuation (réduction des émissions)

Cette négociation visait à fixer un objectif de réduction des émissions, partant du constat que l’Accord de Paris n’est pas respecté par les signataires. 

  1. Tensions sur les Objectifs de Réduction

 Les propositions de réduction ont varié, reflétant un désaccord profond entre les impératifs économiques et l’urgence écologique.

  • Les Modérés (5 %) : La France, la Russie, et les États-Unis se sont positionnés sur une baisse prudente de 5%, craignant l’impact sur leur économie. La France ne veut pas stopper son économie, et la Russie/US ont été critiqué car l’écologie représente seulement 1% de leurs dépenses.
  • Les Ambitieux (20%) : L’organisation radicale Greenpeace a exigé une baisse de 20 % ainsi que le Vanuatu qui est menacé par la montée des océans.
  • Compromis et Demandes Spécifiques : La Chine a proposé 5 % à 10 %, mais a critiqué le fait qu’un objectif uniforme s’applique de la même manière aux pays développés et en développement. L’Île Maurice et le Mexique ont réclamé une baisse différenciée et des investissements par total et la banque mondial.
  1. Arguments Clés
  • Risque Économique : Black Rock a mis en garde contre une baisse supérieure à 10%, jugée trop rapide, car elle menacerait la stabilité économique.
  • Responsabilité Historique : Le Brésil a accusé les pays développés de ne pas faire assez (citant l’exemple de la France avec 15 % d’énergie verte contre 50 % pour le Brésil), s’alignant sur l’urgence ressentie par le Vanuatu (20 % de réduction, préoccupé par la montée des eaux).
  • Rôle des Multinationales : Le Mexique a spécifiquement demandé l’aide de Total pour réduire sa dépendance au pétrole. Total, dont 80 % des revenus dépendent du pétrole, s’est dit prêt à réduire ce chiffre et à aider les pays en développement.

Résultat du Vote : Malgré les tensions, les parties ont trouvé un compromis en votant une baisse de 10 % des émissions d’ici à 2050.

 

Négociation 2 : Changement radical (augmentation et utilisation du Fonds Vert)

Le deuxième échange s’est concentré sur l’augmentation du Fonds Vert pour le climat et la répartition de ses ressources.

  1. Contributions et Responsabilité

La discussion a cristallisé l’opposition entre pays développés et pays en développement concernant la responsabilité financière.

  • Plaidoyer pour une augmentation significative : Des pays comme le Mexique, la Russie, le Brésil et la Chine ont fermement demandé aux pays développés d’augmenter leur contribution de 50 % par rapport à 2019, soulignant leur responsabilité historique. La Chine a notamment insisté pour que cette augmentation n’entrave pas le développement des pays en développement.
  • Propositions de contribution :
  • La Banque mondiale a ouvert la discussion en proposant une augmentation de 30 % du système de financement.
  • La France a annoncé un engagement de 1 milliard $.
  • Les États-Unis ont exprimé une confiance de 30 % dans une politique durable.
  • Blackrock a adopté une position plus restrictive, estimant que seuls les pays développés devraient financer le projet, suggérant une contribution initiale de 25 % pour « commencer petit ».

 Résultat du Vote sur l’Augmentation : Les parties ont voté en faveur de l’augmentation des contributions des pays développés aux Fonds Vert pour le climat de 50 % par rapport à 2019.

  1. Allocation des Fonds et Priorités

Une fois l’augmentation actée, la question s’est portée sur l’utilisation des fonds. Les propositions se sont articulées autour de différentes priorités pour l’allocation des 50 % restants :

  • Vulnérabilité et Catastrophes : Une majorité d’acteurs (Sénégal, États-Unis, Chine, Mexique, Brésil, Vanuatu) ont insisté pour allouer 50 % des financements vers les populations ou pays plus vulnérables ou touchés par les catastrophes naturelles, le Sénégal demandant spécifiquement de cibler les États les plus vénérables.
  • Vision à Long Terme : La Banque mondiale a plaidé pour investir 50 % des fonds sur le long terme, afin d’éviter les solutions non durables.
  • Transition Énergétique : La Russie a proposé d’orienter 50 % vers les pays touchés pour financer la transition vers les énergies renouvelables.
  • Socio-économique : Le Giec a mis l’accent sur la protection des emplois (50 %), tandis que le Mexique visait des solutions plus économiques et écologiques pour une économie stable.