P.A.S. GRANGE 21 Une matinée à l'Abbaye de Boulaur

La journée débute avec un réveil plutôt matinal, le samedi 20 mars 2021. Nous avons tous rendez-vous à 7 h 45 devant le portail du Caousou. Cinq premières, deux terminales et deux adultes : neuf personnes se retrouvant afin d’aider les sœurs de l’Abbaye de Boulaur. Ce sont des moniales cisterciennes ayant une activité économique très développée. Ces sœurs sont souvent très jeunes et dynamiques. Leur projet agricole et biologique en est la preuve. Après pas moins d’une heure de route sous la bonne humeur, nous arrivons à destination, loin des bruits de la ville. Madame CABARÉ propose, à ceux qui le souhaitent, de participer à la messe du matin. Mais nous préférons plutôt nous balader dans le village et ses alentours. Nous remarquons que les travaux du projet Grange 21 ont bien avancé depuis notre première venue.

La mission qui nous a été confiée était de déplacer des meubles tels que des bureaux, des armoires mais aussi des planches de bois. Le but est de vider l’ancienne grange pour qu’à terme, elle devienne une bibliothèque. Après nos efforts, nous avons partagé tous ensemble un pique-nique, assis sur l’herbe. Certains d’entre nous ont également achetés des produits provenant de la boutique de l’abbaye. Et c’était déjà l’heure de partir. Nous avons ensuite dit au revoir aux sœurs, puis, repris la route vers Toulouse.

Je pense pouvoir affirmer que l’ensemble de groupe a pris plaisir à aider les sœurs. Nous sommes souvent débordés de choses à faire : les cours, les devoirs, le sport, les loisirs, les repas à préparer, la famille et les amis à voir, … Dans la vie de tous les jours, on n’a pas forcément le temps d’aider autrui à part nos parents ou amis. Ce P.A.S. permet de prendre ce temps. C’est en aidant les autres que l’on se sent réellement utile. On a l’impression d’avoir un vrai impact sur les autres, ce qui nous entoure et indirectement sur nous-même. Je pense que se mettre au service d’autres personnes ne profite pas seulement au destinataire de cet aide mais aussi à son énonciateur. En effet, je pense que cela permet de se trouver ou retrouver soi-même. Alors, ce qui aurait pu être une simple grasse matinée devient un moment profondément utile : utile pour les sœurs mais aussi pour soi-même. Déplacer des meubles paraît simple, anodin et pourtant, cela m’a permis de m’enrichir. Je me suis enrichi de sourires, de joie, de dynamisme, de positivité, de rencontres et de sens.

Guillaume A. Première 2




Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives
Retrouvez-nous